| FEEDBACK | |
| Quand chaque minute compte | |
| Anamnese :
Appelé en pleine journée en P1 pour personne inconsciente. SMUR engagé. A notre arrivée sur site, nous pénétrons dans une habitations au rez-de-chaussée. Sur place nous découvrons le patient ( environ 50 ans ) en décubitus latéral gauche, sur le sol, il est alerte et agité lors de notre approche. Sa compagne est présente et nous livre les premières informations pour nos anamnèses : Le patient venait de finir son repas lorsqu'il a chuté parterre, pas de mouvements tonico-cloniques, pas de PC, mais impossible de communiquer avec lui, il ne répond plus. Le patient est connu et traité pour une HTA, pas d'autres éléments significatifs. |
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| Parameter :
FR : 20 |
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| Massnahmen :
Lorsque je m'approche pour faire mon évaluation, il me saisit vigoureusement par le bras et me fixe dans les yeux, je lui demande ce qu'il se passe sans que ce dernier me réponde. Je remarque qu'il est diaphorétique. Son A et libre, avec une salivation assez importante. La respiration est plutôt rapide, ample et régulière, pas de cyanose visible. Le pouls est rapide, bien frappé en radial et régulier. Les pupilles sont isochores, aréactives, ~4mm. Nous constatons également une hémiplégie gauche complète. Vu l'agitation du patient, je suis obligé de le maintenir pendant que mes collègues continuent l'évaluation. Nous faisons une glycémie qui se révèle normale, ce qui écarterait un trouble neurologique mimé par une hypoglycémie. Le patient est mis sous oxygène pendant ce temps; il devient de plus en plus agité. Nous constatons également à ce moment là une perte d'urine. |
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| Beobachtung : Une fois installé dans l'ambulance, son état de conscience commence à baisser, ainsi que la fréquence cardiaque qui passe de 130 à environ 80. En quelques secondes, l'état de conscience continue de baisser pour arriver à un GCS 4. La tension est toujours impossible à prendre, une bradycardie s'installe et la respiration ralentit encore pour devenir de plus en plus superficielle. Un ronflement commence à se faire entendre, le A commence à s'obstruer : une guedel est mise et nous aspirons les sécrétion, ce qui libère le A. Je commence une ventilation assistée afin de maintenir une bonne oxygénation. Au vu de la situation, le médecin décide de partir pour l'hôpital le plus proche ( hôpital sans plateau technique adapté ) qui se trouve à moins de 10 min de route afin de stabiliser le patient. Durant les quelques minutes de transport, le patient fait des troubles du rythmes ainsi que des signes d'engagement ( flexions stéréotypées, puis extension ). Les pupilles présentent une mydriase à droite et un myosis serré à gauche, aréactives. Aucune tension n'a pu être prise durant le trajet. A l'arrivée à l'hôpital, le patient est intubé, stabilisé puis envoyé au scan. Il sera retransféré par REGA sur un hôpital avec plateau technique adapté 2h plus tard. Le patient décèdera malheureusement quelques jours plus tard. |
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| End-Diagnostik : Rupture d'anévrisme localisé sur l'artère cérébrale antérieure avec engagement cérébral. |
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| Bemerkung :
Cette intervention a été la source de nombreux questionnements pour moi au niveau clinique et logistique : |
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| Komentar von unserem Konsiliar-Arzt :
Pour nos patients, le jour de leur mort est le dernier jour de leur vie...autrement dit, dans un cas comme celui-là ( hémorrage cérébrale avec hypertension intracrânienne foudroyante) tout la médecine du monde ne peut rien, ce patient serait mort même s'il avait fait son AVC dans le bureau d'un professeur de neurochirurgie. Concernant les aspects pratiques: |
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| 2009-12-08 | |
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