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SONDAGE N°2 |
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Pour ce deuxième sondage, nous avions envie de faire un état des lieux sur l´administration en préhospitalier d´un médicament étant, selon les normes actuelles, recommandé. En effet, l´anti-agrégant plaquettaire est l´un des médicaments de choix à administrer dans les meilleurs délais aux patients souffrant de syndromes coronariens aigus. Des résultats spectaculaires ont même été documentés.En temps que médicament de classe de recommandation I, l´anti-agrégant plaquettaire fait pencher la balance risque-bénéfice en faveur du malade. Résultats Les résultats et les analyses ci-dessous sont basés sur les réponses que vous nous avez transmises via notre formulaire se trouvant en page d´accueil de notre site. Aucune vérification n´a été faite concernant la validité des saisies, bien que certains résultats ont été effacés dans la mesure où ils nous semblaient incohérents. Il s´agit donc d´un sondage basé sur la confiance que nous vous témoignons. Merci d´en tenir compte. 94% des intervenants sondés disent donner un anti-agrégant plaquettaire en préhospitalier. En regard des recommandations internationales, pourquoi 6% des intervenants sondés ne peuvent pas proposer ce traitement de choix à leurs patients et 6% d´autres doivent au préalable téléphoner à un médecin pour le faire... Comment justifier cette immobilité de pratique face à l´évolution scientifique ? Néanmoins, un intervenant sur trois administrerait de l´anti-agrégant plaquettaire en autonomie la plupart du temps : Concernant les fonctions, plus de la moitié sont issus de professions ambulancières (AD, TA, AD en formation, ...) et la majorité des infirmiers ayant participé à ce sondage administrent ce médicament en autonomie (7 votes/8). Les raisons n´ayant pas été évoquées dans les commentaires joints aux réponses, nous supposons que les infirmiers jurassiens ne sont probablement pas étrangers à ces résultats. En effet, la majorité (totalité ?) des responsabilités médicales des interventions dans ce canton sont assurées par du personnel infirmier et ceci, sans l´intervention de médecin en préhospitalier. Cette hypothèse est confirmée par les graphiques des participations par canton dans lesquels les réponses des jurassiens se trouvent exclusivement dans l´administration en autonomie (9 votes) voire par délégation téléphonique (2 votes). Élément très intéressant, des samaritains ont participé à ce sondage (5% des sondés) mettant l´accent sur le fait qu´ils sont sensibilisés à l´importance de ce geste. Par ailleurs, 6% des intervenants donnant de l´Aspégic en autonomie sont samaritains. A leur niveau, le message a plutôt bien passé et c´est rassurant. 6% des sondés utilisent la délégation téléphonique le plus souvent, ce qui n´est pas négligeable dans la mesure où cette manière de faire devrait être exceptionnelle car elle risque d´induire des problèmes légaux de responsabilité en cas d´erreur. En principe, elle témoigne une carence de délégation pour les intervenants ou alors d´un dépassement des compétences de ces derniers. |
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Comme vous pouvez le constater sur les graphiques, les délégations médicales ne sont pas les mêmes d´un canton à l´autre. Il est à noter que les régions où la médicalisation des interventions est absente voire réduite, la délégation de l´anti-agrégant plaquettaire est largement répandue fort heureusement. C´est le principe des vases communicants... Aux deux extrémités de ce sondage, nous trouvons d´un côté les fribourgeois, les bernois francophones, nos amis tessinois et même un grisonnais, chez qui la totalité des sondés donneront cet anti-agrégant plaquettaire au autonomie, et de l´autre les vaudois qui ne le font jamais (ou en tout cas pas le plus souvent). Il est a noter que les tessinois (et dans une moindre mesure les genevois) interviennent au bénéfice de cette délégation médicale malgré l´omniprésence de SMUR sur leur territoire. Ils confirment que l´un n´empêche pas l´autre, bien au contraire. En ce qui concerne les neuchâtelois, la délégation de l´anti-agrégant plaquettaire ne rentre pas dans la cadre de gestes délégués selon les sondés. Les 2 personnes ayant répondu Oui sans médecin sur place sont des infirmiers du littoral... donc apparemment ne fonctionnant pas dans le service d´ambulance officiel rattaché au service du feu. Concernant les valaisans, il semble que les protocoles d´interventions soient différents d´un côté à l´autre du canton, voire même dans la même région... selon les personnes ayant répondu au sondage. Néanmoins, à Monthey, il semblerait qu´un protocole interne autorise les intervenants à appliquer cette procédure sans médecin sur site. |
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Conclusion Dans notre beau pays, nos paysages pittoresques et variés semblent avoir une influence sur la manière d´administrer un médicament en préhospitalier. Il ne s´agit pas que de la façon d´injecter de l´Aspégic mais également du dosage... Si les genevois ou les jurassiens suivent les recommandations avec 250 mg, les vaudois donnent en principe 500 mg. Si nous faisions ce sondage dans quelques années, les résultats seraient certainement bien différents. Le pouvoir d´adaptation lent de certains systèmes préhospitaliers locaux y est certainement pour quelque chose. En attendant, quelques patients portent bien leur nom... mais ce n´est qu´une question de temps. En espérant que cet aperçu a répondu à vos attentes et a, peut-être, permis de vous stimuler à faire avancer les choses. Vos commentaires sont toujours les bienvenus. Merci 05.2008 |
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